Martin Robert Alarie

Mon nom est Martin, j’ai 29 ans et je viens de Sainte-Agathe-des-Monts dans les Laurentides. Mon parcours m’a mené sur plusieurs chemins bien différents l’un de l’autre. De la musique à l’armée, puis de paramédic à ambassadeur pour la compagnie de vêtement de plein air Chlorophylle, j’ai finalement trouvé ma vraie nature.

J’ai fondé ce club afin de me permettre de “jouer” dehors le plus souvent possible et satisfaire mon envie d’aider mes semblables. Dans mon ancien métier de paramédic, je voyais les gens dans ce qui était pour eux leurs pires journées. Ici, avec ce club, je veux prévenir la tempête de frapper en initiant les gens à mener une vie active et ainsi les guider sur le chemin de la santé. Autant pour l’aspect physique que psychologique.

Le plein air et les montagnes ont le pouvoir de vous donner la santé. Venez essayer avec moi et voyez par vous-même !

“ Personne ne frappe aussi fort que la vie. Ce qui compte, ce n’est pas la force des coups que tu donnes, mais combien de coups tu peux prendre et continuer à aller de l’avant. Combien de coups tu peux encaisser et continuer à avancer. C’est comme ça qu’on gagne. ” 

– Sylvester Stallone

Ma Philosophie

La volonté est ce que nous possédons de plus puissant. Je crois profondément que chaque individu a le potentiel d’être en bonne forme physique. Sans être des athlètes olympiques, chaque personne peut accomplir le plus bel exploit possible d’être réalisé par l’être humain. C’est à dire:

  • Aller au-delà de ses limites
  • Affronter ses peurs
  • Se plonger volontairement dans notre zone d’inconfort

À mes yeux, c’est de cette façon que nous sommes parvenus à développer la science, à marcher sur la lune, à contempler la Terre du sommet de l’Everest et à explorer les endroits les plus reculés et isolés de la planète.

Se remettre en forme peut paraître intimidant. Tout comme essayer une activité comme l’escalade. Mais une chose est sûre. C’est quand l’être humain a fait preuve de courage et a affronté ces peurs que petit à petit, il est devenu grand !

Les bons coups et les échecs

Forces Armées canadiennes (2010-2015)

De façon générale, je ne pourrais dire que mon expérience dans les Forces ait été positive. Je garde toutefois de bon et de mauvais souvenir. Ce dont je suis le plus reconnaissant toutefois, c’est d’avoir eu la chance de connaître des gens formidables et d’excellents techniciens médicaux avec qui je garde contact encore aujourd’hui.

Voici les points forts dont je suis particulièrement fière:

  • 1er de cours sur mon cours de recrue à Saint-Jean-sur-Richelieu;
  • Athlète du peloton de recrue;
  • Déployé à la station Alert des FAC pour 3 mois.

Diplômé en Soins Préhospitaliers d’Urgences (2013)

Après 3 ans d’études au collège AHUNTSIC à Montréal, j’ai obtenu mon diplôme d’études collégial. 3 ans qui ont passé bien vite avec des enseignants passionnés et inspirants par leurs intensités et leurs amours du métier.

Je pouvais maintenant pratiquer ce métier si spécial que celui de technicien ambulancier/paramédic. Toutefois, étant dans l’armée à ce moment, je devais faire mon service militaire. J’ai travaillé pour la première fois en été 2016 et j’ai bien aimé. Toutefois, les horaires sont atroces et c’est pour cette raison que ce métier est en “stand by” pour moi. Peut-être dans quelques années qui sait ?!

Acotango et Sajama (Bolivie 2013)

C’est avec mon vieil ami Francis Plouffe et sa copine Josianne que nous sommes allé tester une nouvelle discipline. La haute montagne. Et quelle expérience ce fut ! Après avoir passé une semaine à La Paz à 4000 mètres d’altitude, nous nous sommes attaqués à l’Acotango. Nous avons dû rebrousser chemin à 5900 mètres dus à une tempête électrique qui se préparait. Et notre guide l’avait bien senti, à voir l’éclair tomber non loin de notre véhicule.

Quelques jours plus tard, nous sommes au camp de base du Sajama. Aucune neige au sol. On monte le camp, passe le temps un peu puis on se couche. Le lendemain, la surprise. Au camp de base, quelques centimètres de neige, mais sur la montagne, une catastrophe qui ne nous laisse pas même une chance de l’essayer.  

Une expérience qui restera gravée dans ma mémoire à jamais. Vivre une telle aventure avec un ami et une amitié qui date depuis plus de 20 ans est quelque chose d’inoubliable.

Triathlon de Sainte-Agathe-des-Monts (2014)

J’ai eu le bonheur de rencontrer une personne splendide durant mon passage à la base militaire de Borden qui m’a donné beaucoup de son temps pour m’aider dans le volet nage de mon triathlon. J’ai su bien des mois plus tard, qu’elle s’avérait être dans l’équipe de nage des Forces canadiennes. Pas trop mal comme entraineur ! Malgré ses bons conseils, j’ai quand même failli ne pas passer l’étape du 1 kilomètre de nage. J’y suis arrivé de peine et de misère. 3 personnes sont sorties de l’eau après moi…. et j’étais de la première vague !!

Toutefois, j’ai réalisé un excellent temps sur le vélo et un top 10 pour le 5 kilomètres de course ce qui sommes toute, me rend bien fière du résultat.

Traversée du parc national de la Gaspésie (2015)

Ce projet fut ma plus grande réussite. Il est né d’une agonie intérieure causée par la succession de malheur tous pire les uns que les autres. C’est après une séparation que j’ai décidé de quitter mon emploi dans les Forces canadiennes. Suite à quoi, j’apprenais quelques semaines plus tard que mon père était atteint d’un cancer. 

J’avais besoin d’air frais. Besoin de me changer les idées. Besoin de quelque chose qui allait occuper mon esprit. J’ai eu l’idée de traverser d’est en ouest le parc de la Gaspésie à la course. Du mont Jacques-Cartier au mont Logan. 100 kilomètres et plus de 5000 mètres de dénivelé. Je n’avais pourtant jamais couru plus de 20 kilomètres et suite à 3 mois d’entrainements avant l’événement, je n’étais qu’à 32 kilomètres. 

Le coeur rempli d’émotion et ma tête bourrer de volonté, rien ne m’aurait fait abandonner cette course qui représentait en fait, le début de ma nouvelle vie. Malgré la douleur due au manque de conditionnement, j’ai su continuer à avancer. Un pas à la fois, j’ai parcouru les 100 kilomètres en 27 heures 30 minutes consécutives.

Jamais je n’y serais arrivé toutefois sans l’appui moral de mon équipe exceptionnel qui m’accompagnait. Je vous suis extrêmement reconnaissant.

Seul dans le froid (2016-2107)

Après ma belle et surprenante réussite en Gaspésie, le destin a frappé quelques semaines plus tard. Mon père est décédé à l’âge de 63 ans le 4 novembre 2015. Mon projet Seul dans le froid était déjà planifié pour le 7 février 2016. 

Ce projet en était et en est toujours aujourd’hui, tout un. En fait, il n’a jamais été réussi par personne de la façon dont je désirais le faire. C’est à dire, enchainer les 46 plus hauts sommets des Adirondacks dans l’état de New York en hiver, seul et sans appui de l’extérieur. Un périple d’environ 20 jours qui s’étend sur plus de 355 kilomètres et qui comporte plus de 50000 mètres de dénivelé. 

Ma préparation n’ayant pas été optimale, le premier essai fut un échec. Après seulement 3 jours de randonnée. Durant l’été 2016, j’ai pris la décision de m’y relancer en février 2017. Le deuxième essai. Mais l’aspect psychologique de ce défi gagne sur moi et encore, au même endroit que l’an passé, je mets fin à l’expédition suite à une chute dans une rivière où la glace s’est brisée sous mes pieds. 

Mais je pouvais compter sur des ailes qui m’ont permis de me relever rapidement. De retour à la maison, Édouard Masson (mon commanditaire Chlorophylle) m’a convaincu de retourner à l’assaut des montagnes pour essayer une bonne fois pour toutes de franchir cette barrière psychologique. Moins d’une semaine plus tard, j’étais de retour sur les sentiers. Je suis parvenu à aller au-delà de mon point de rupture. 

Je ne suis pas parvenu à atteindre tous les sommets, loin de là. J’ai marché plus de 125 kilomètres en 6 jours dont 25 kilomètres sur des sentiers que j’ai dû  »ouvrir ». N’atteignant que 5 sommets, j’ai tout de même parcouru le tiers de mon trajet en distance. Le détail qui fait une différence dans l’histoire est que sur mon dos se trouvaient plus de 65 livres de nourritures, eau, vêtements et équipements. 

J’ai appris une chose en Gaspésie, tant et aussi longtemps que tu avances, tu te rapproches de ton objectif. Si tu abandonnes, c’est terminé. Après 3 échecs, bien des gens abandonneraient ou croiraient le projet vraiment impossible. Je continue de croire que ce projet est réalisable et un jour, je gravirai les 46 sommets ! 

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